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Faptă nouă la Luceafărul, primum aliena lingua. Tudor PETCU: ,,L’evolution du dialogue oecumenique apres la deuxième guerre mondiale”

Primit pentru publicare: 25 sept. 2015
Autor: Tudor PETCU
Publicat: 25 sept.2015

 

L’evolution du dialogue oecumenique apres la deuxième guerre mondiale

 

1.) Pour l’instant je pense qu’il faudrait discuter sur la signification theologique et spirituelle de l’oecumenisme pour bien comprendre l’essence de ce mouvement et sa necessite. Quel est en fait l’enjeu de la theologie oecumenique et quelles sont ses racines?

A.B. : Nous confessons dans le credo que nous croyons l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique. L’absence de l’unité de l’Eglise contredit notre confession de foi. Il faut donc tout mettre en œuvre pour y remédier. Comment ? En reprenant l’histoire de la Pentecôte où le message de l’Evangile est exprimé en différentes langues c. à d. en différentes cultures. La diversité n’est pas contraire à l’unité, elle en fait au contraire partie. Toute différence n’est cependant pas acceptable. Le même récit du livre des Actes, chap. 2, nous dit que les chrétiens étaient unis dans la célébration du baptême et du Repas du Seigneur, l’enseignement des apôtres et la louange. (Ac 2, 41ss.).  Il s’agit donc de parvenir à nous reconnaître dans une diversité légitime dont l’unité est donnée par la capacité de célébrer ensemble le culte rendu à Dieu. Pour le moment nous n’en sommes pas là mais de grands progrès ont été réalisés dans les 50 dernières années. Le même passage du Livre des Actes parle de communion (koinonia). C’est cette communion qui est l’objectif du mouvement œcuménique.

2.) On sait tres bien que l’oecumenisme a connu une forte evolution en Occident apres la deuxième guerre mondiale, etant en fait une demarche extraordinare de depasser le mal de l’histoire recente. Comment l’oecumenisme a-t-il contribue a votre avis a l’evolution des societes occidentales apres la deuxième guerre mondiale?  Du ce point de vue je tiens a faire reference surtout a la societe francaise ou l’oecumenisme avait eu l’occasion de s’ implanter.

A.B. :  Il est indéniable que l’évolution du monde occidental a été un facteur favorisant le mouvement œcuménique. Après la guerre mondiale on avait compris que des peuples divers devaient apprendre à vivre dans la diversité. Cette dernière était comprise comme une donnée positive. Cette conviction a fortement marqué le mouvement œcuménique qui a cherché à conjuguer unité et diversité. En outre l’ouverture des frontières et les échanges économiques ont provoqué un large mouvement de population. Certains ont changé de pays, de culture et  ont vécu dans des horizons nouveaux. Dans ce contexte ils ont aussi découvert que dans d’autres pays des chrétiens véritables exprimaient leur foi en d’autres termes qu’eux-mêmes. Ce fut le début des dialogues. En France le mouvement avait commencé certes avant la guerre, mais c’est finalement cette dernière qui a conduit à une réelle prise de conscience plus largement partagée

3.) Comment definiriez vous les implications de l’Eglise Catholique dans le mouvement oecumenique apres la deuxième guerre mondiale? Peut-on dire que le Concile Vatican II a represente un moment important pour l’ouverture oecumenique de l’Eglise Catholique?

A.B. : L’Eglise catholique a tout d’abord été totalement opposée à l’œcuménisme et une encyclique de 1928 l’interdisait. Il fallut la venue d’un nouveau pape,  Jean XXIII qui a convoqué un Concile et qui lui a demandé de s’ouvrir à l’œcuménisme. Tout a changé avec le Concile Vatican II et son décret Unitatis Redintegratio.  A présent le dialogue officiel était possible aussi avec la grande Eglise romaine. Auparavant seules les Eglises de la Réforme et l’Orthodoxie avaient fait des premiers pas dans le mouvement Foi et Constitution. L’Eglise catholique romaine intégra lors du Concile cette démarche. Elle proposa en particulier à de nombreuses Eglises des dialogues bilatéraux, c. à d. des dialogues d’Eglise à Eglise. Ce pas ouvrit la porte à une époque très fructueuse.

4.) Etant donne que dans la question precedente je vous avais demande sur l’ouverture oecumenique de l’Eglise Catholique, au present je serais tres interesse de prendre en compte l’encyclique du Pape Jean Paul II „Fides et ratio”. Que represente a vos yeux cette encyclique pour l’evolution du dialogue oecumenique de l’Eglise Catholique avec les autre eglises chretiennes?

A.B.: Je dois vous décevoir mais l’encyclique que vous évoquez n’a guère joué de rôle dans le mouvement œcuménique.  Jean Paul II a entrepris beaucoup d’autres pas œcuméniques et il faudrait citer en premier lieu son encyclique Ut unum sint.  Cette encyclique précise l’approche catholique romaine de l’œcuménisme. Elle ne manque pas de dire que l’Eglise romaine porte elle-aussi sa part de responsabilité dans les divisions  intervenues dans l’histoire.

5.) Un autre sujet tres important pour notre dialogue serait aussi l’evolution du dialogue entre l’Eglise Catholique et les Eglises Orthodoxes. Je ne manquerais pas de mettre en evidence la Comission Mixte Internationale pour le dialogue entre ces deux Eglises Apostoliques et a partir de cette comission, je vous prie de nous preciser comment a-t-elle contribue au developpement des relations entre l’Eglise de Rome et les Eglises Orthodoxes?

A.B.:  La commission mixte catholique-orthodoxe montre, elle-aussi, des progrès indéniables. Il y a un accord sur la compréhension de l’Eglise, des sacrements, des ministères même si celle du ministère de l’évêque de Rome demeure ouverte. L’observateur non catholique romain et non orthodoxe que je suis, s’étonne cependant que ce dialogue n’ait pas encore pu aboutir à des pas concrets indiquant ce rapprochement. Il semble que ce soient avant tout des questions non doctrinales comme les Eglises uniates, des différences culturelles  et des enjeux politiques qui bloquent l’évolution. Je ne peux que le regretter.

6.) Croyez vous qu’un dialogue des eglises chretiennes, fondees sur la theologie trinitaire, avec les nouvelles eglises chretiennes (si je peux m’exprimer ainsi), comme par example l’Eglise Mormone, soit possible? Comme vous le savez, les fondements d’une telle Eglise sont tout a fait differents (par example le Livre de Mormon qui ne sera jamais accepte dans le monde chretien historique), c’est pourquoi je vous pose cette question.

A.B.: Il est entendu dans tous les textes officiels, et non en dernier lieu dans la Constitution du Conseil Œcuménique des Eglises, que la théologie trinitaire est un fondement essentiel de la foi. Il ne saurait y avoir d’avancée avec des Eglises qui refusent cet enseignement. Plus largement, et je reviens à ma première réponse, seules les Eglises sur le chemin d’une possibilité de célébrer ensemble le culte divin peuvent être les partenaires sur le chemin de l’unité.

7.) Peut-on en parler a votre avis sur une signification ethique de l’oecumenisme? Si oui, quelle serait cette signification?

A.B.:  Il est indéniable que les questions éthiques sont aujourd’hui un des obstacles majeurs à l’unité des Eglises. Du moins en Occident les questions doctrinales habituelles font l’objet d’un large consensus. Mais les questions éthiques divisent. Je peux vous en citer quelques unes et vous sentirez tout de suite la dynamite de ces enjeux : la place des femmes dans la vie de l’Eglise et plus particulièrement la question de leur ordination au ministère presbytéral, la question de l’homosexualité et des autres enjeux liés à la vie humaine comme l’euthanasie ou les techniques génétiques, celle des responsabilités écologiques  et de justice sociale, sans oublier la problématique du pacifisme.  Les enjeux sont énormes. Ils séparent les Eglises entre elles mais sont aussi internes aux Eglises particulières où elles ont crée maintes divisions nouvelles.



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